Demande d’acte de naissance Accueil particuliers > Loisirs - Sports - Culture > Animal de compagnie > Un particulier peut-il tuer lui-même un animal destiné à la consommation ? Question-réponse Un particulier peut-il tuer lui-même un animal destiné à la consommation ? Vérifié le 13/10/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) L'abattage des animaux destiné à la consommation humaine doit être réalisé dans un abattoir agréé, où chaque carcasse fait l'objet d'une inspection sanitaire.Toutefois, le particulier qui élève un mouton, une chèvre, un porc, des volailles ou des lapins peut abattre lui-même un animal si les conditions suivantes sont remplies : Selon l'espèce animale concernée, le particulier doit avoir respecté les obligations de déclaration et d’identification auxquelles l’espèce est éventuellement soumise Le particulier peut abattre lui-même un animal uniquement s’il l’a élevé et entretenu sur place. Il ne peut pas acheter un animal juste pour l'abattre L'abattage doit être réalisé selon les mêmes règles qu'en abattoir en ce qui concerne les opérations d'étourdissement et de mise à mort L’animal abattu doit être exclusivement destiné à la consommation personnelle du particulier. Les viandes et abats de l'animal abattu ne peuvent pas être vendus ou donnés à un tiers.L’abattage d'une vache, d'un veau ou d'un cheval hors abattoir agréé est interdit.Obligations de déclaration et d’identification des animauxSelon l'espèce animale détenue, le particulier peut être soumis à une obligation de déclaration et d’identification de ses animaux : Moutons, chèvres ou porcs Le particulier qui élève un ou plusieurs moutons, chèvres ou porcs doit faire identifier ses animaux par 2 boucles auriculaires et déclarer son élevage auprès de l’établissement départemental de l’élevage (EdE) rattaché à la chambre d’agriculture de son département.Cette obligation de déclaration s’applique dès le 1er animal détenu. Où s’adresser ? Chambre d'agriculture Le particulier doit informer l’établissement départemental de l’élevage, dans les 7 jours, en cas d'acquisition ou de cession d'un animal. Il doit aussi informer l’établissement départemental de l’élevage en cas de mort d'un animal au plus tard lors de l'enlèvement de la dépouille.De plus, le particulier doit aussi désigner un vétérinaire sanitaire, dès le 1er animal détenu au moyen du formulaire cerfa n°15983 : Formulaire Désignation du vétérinaire sanitaire par le détenteur d'animaux Cerfa n° 15983 Accéder au formulaire (416 ko) Ministère chargé de l'agriculture La liste des vétérinaires disposant de l'habilitation sanitaire dans un département est disponible sur le site internet de la préfecture ou sur demande auprès de la direction départementale de protection des populations (DDPP).Le formulaire complété et signé par le vétérinaire est à adresser à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de la préfecture. Où s’adresser ? Direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) Volailles Le particulier qui élève une ou plusieurs volailles peut se faire recenser auprès de sa mairie. Où s’adresser ? Mairie Toute suspicion ou apparition de signes cliniques évocateurs de la grippe aviaire doit faire l’objet d’une déclaration.La déclaration s’effectue en ligne : Service en ligne Déclaration en ligne de détention d'oiseaux dans le cadre d'un foyer de maladie aviaire Accéder au service en ligne Ministère chargé de l'agriculture Elle peut également s’effectuer par courrier au moyen du formulaire cerfa n°15472 : Formulaire Déclaration de détention d’oiseaux dans le cadre d’un foyer de maladie aviaire Cerfa n° 15472 Accéder au formulaire Ministère chargé de l'agriculture Conditions d'abattageL'abattage doit être réalisé de manière à éviter toute douleur, détresse ou souffrance évitable aux animaux.L'abattage hors abattoir agréé doit respecter les mêmes règles qu'en abattoir agréé en ce qui concerne les opérations d'étourdissement et de mise à mort.L'animal doit être étourdi avant d'être mis à mort selon des méthodes autorisées par la réglementation.L’étourdissement a pour but de provoquer une perte de conscience et de sensibilité sans douleur.L'animal doit être saigné immédiatement après son étourdissement, dans tous les cas avant qu'il ne reprenne conscience.Le fait d'exercer des sévices graves ou des actes de cruauté envers un animal ou de porter atteinte volontairement à la vie d’un animal domestique, apprivoisé ou captif est sanctionné pénalement.RappelRappelLe particulier peut aussi faire abattre son animal dans un abattoir agréé, puis récupérer la carcasse. Textes de référence Code rural et de la pêche maritime : article L654-3 Les abattoirs - Dispositions générales Code rural : article R231-6 Conditions d'abattage et de préparation Code rural et de la pêche maritime : articles D212-24 à D212-33 Dispositions spécifiques aux ovins et caprins Code rural et de la pêche maritime : article D212-37 Identification des porcins Arrêté du 25 septembre 2023 relatif aux mesures de surveillance, de prévention, de lutte et de vaccination contre l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) Arrêté du 23 juillet 2012 relatif aux conditions d'exercice du vétérinaire sanitaire Services en ligne et formulaires Désignation du vétérinaire sanitaire par le détenteur d'animaux Formulaire Déclaration en ligne de détention d'oiseaux dans le cadre d'un foyer de maladie aviaire Téléservice Déclaration de détention d’oiseaux dans le cadre d’un foyer de maladie aviaire Formulaire Questions ? Réponses ! Comment signaler une maltraitance animale et quelles sont les sanctions ? Pour en savoir plus L'influenza aviaire, foire aux questions Ministère chargé de l'agriculture