Demande d’acte de décès Accueil particuliers > Travail - Formation > Licenciement économique > Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) Fiche pratique Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) Vérifié le 06/08/2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) Le CSP permet au salarié dont le licenciement économique est envisagé, de bénéficier, après la rupture du contrat de travail, d'un ensemble de mesures donnant lieu à un reclassement accéléré proposé par France Travail (anciennement Pôle emploi). Pendant le CSP, le salarié perçoit une indemnisation par France Travail. La réglementation est différente en fonction de l'ancienneté du salarié : 1 an ou plus ou moins d’1 an. Nous vous présentons les informations à connaître. 1 an d'ancienneté ou plus Moins d’1 an d'ancienneté Tout replier Tout déplier Quel employeur doit proposer le CSP ? L'obligation pour l'employeur de proposer le CSP diffère selon l'effectif de l'entreprise. Toutefois, en cas de liquidation ou de redressement judiciaire de l'entreprise, le CSP est obligatoirement proposé. Entreprise de moins de 1 000 salariés Le CSP doit être proposé. Entreprise de 1 000 salariés ou plus L'entreprise ne propose pas le bénéfice du CSP.Toutefois, l'entreprise doit proposer le congé de reclassement. Entreprise en redressement ou liquidation judiciaire Le CSP doit être proposé si l'entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire. Quel salarié peut bénéficier du CSP ? Le salarié en CDI dont le licenciement économique est envisagé peut bénéficier du CSP. À quel moment le CSP est-il proposé ? Le moment de la proposition du CSP diffère en fonction du nombre de salarié licencié sur une période de 30 jours : Licenciement de moins de 10 salariés sur une période de 30 jours Le CSP est proposé au cours de l'entretien préalable au licenciement. Licenciement de plus de 10 salariés sur une période de 30 jours Le moment de la proposition du CSP diffère en fonction de l'effectif de l'entreprise : Entreprise de moins de 50 salariés Le moment de la proposition du CSP diffère selon la présence ou non d'un CSE dans l'entreprise : Entreprise avec CSE Le document d’information du CSP est remis à chaque salarié concerné, contre récépissé, à la fin de la dernière réunion de consultation des représentants élus du personnel. Entreprise sans CSE Si l'entreprise n'a pas de CSE, l'employeur remet le document d'information du CSP lors de l'entretien préalable au licenciement. Entreprise de plus de 50 salariés Dans le cadre d'un licenciement pour motif économique soumis à un PSE, l'employeur remet à chaque salarié concerné le document d'information relatif au CSP, contre récépissé, à compter du lendemain de la notification : Soit de la décision de validation de l'accord collectif portant sur le PSE par la Dreets Soit de la décision d'homologation du document unilatéral de l'employeur fixant le contenu du PSE par la Dreets. Le salarié a-t-il un délai pour accepter le CSP ? Oui, le salarié bénéficie d'un délai de réflexion de 21 jours calendaires.Le point de départ du délai de réflexion est le lendemain du jour de la remise du document d’information du CSP par l’employeur.La date de remise au salarié du document d’information et la date de fin du délai de réflexion de 21 jours après la remise de ce document d’information sont indiquées par l'employeur sur le bulletin d'acceptation du CSP.ExempleSi le document d'information est remis au salarié le 3 juillet 2026, le délai de réflexion se terminera le 24 juillet 2026 à minuit.Pendant ce délai de réflexion, le salarié peut bénéficier d'un entretien d'information réalisé par France Travail.Lors de cet entretien, il sera notamment vérifié si le salarié peut bénéficier du dispositif CSP. Le salarié est informé du montant de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP). À noterSi le licenciement concerne un salarié protégé, l'autorisation de l'inspecteur du travail est obligatoire. Le délai de 21 jours est alors prolongé jusqu'au lendemain de la date de la décision de l'inspecteur du travail communiquée à l'employeur. Que se passe-t-il si le salarié refuse le CSP ou ne répond pas dans le délai de réflexion de 21 jours ? Si le salarié refuse d'adhérer au CSP ou ne répond pas dans le délai de réflexion de 21 jours, l'employeur notifie le licenciement.Le salarié perçoit, s'il remplit les conditions, les indemnités suivantes : Indemnité de licenciement Indemnité de préavis Indemnité compensatrice de congés payés.Le salarié peut percevoir l'allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE) s'il remplit les conditions. Que se passe-t-il si le salarié accepte le CSP dans le délai de réflexion de 21 jours ? Si le salarié accepte de bénéficier du CSP dans le délai de réflexion de 21 jours, son contrat de travail est rompu d'un commun accord à la date de fin du délai de réflexion.L'employeur remet les documents de fin de contrat au salarié. À quel moment l'employeur informe le salarié du motif économique en cas d'acceptation du CSP ? L'écrit qui énonce la cause économique de la rupture doit être remis au salarié au cours de la procédure de licenciement et au plus tard au moment de l'acceptation du CSP. Le délai de réflexion de 21 jours pour accepter le CSP peut-il être raccourci ? Non, le délai de réflexion de 21 jours ne peut pas être diminué. Le salarié peut revenir sur sa décision tout au long de ce délai et ce jusqu’à la fin des 21 jours. Quelle est la durée du CSP ? La durée du CSP est de 12 mois maximum. Le salarié perçoit-il des indemnités de la part de l'employeur s'il accepte le CSP ? Oui, le salarié peut percevoir différentes indemnités de la part de l'employeur s'il accepte le CSP.Indemnité de licenciementLe salarié perçoit l'indemnité de licenciement s'il remplit les conditions d'ancienneté.Indemnité compensatrice de préavisLe contrat de travail est rompu d'un commun accord dès la fin du délai de réflexion. Il n’y a pas de préavis.L'employeur verse à France Travail, pour participer au financement du CSP, l'équivalent de l'indemnité compensatrice de préavis que le salarié aurait dû percevoir en cas de licenciement sans CSP.Si le montant du préavis est supérieur à 3 mois de salaire, la part d'indemnité supérieure à ces 3 mois sera versée au salarié par l'employeur dès la fin de son contrat de travail.Indemnité compensatrice de congés payésLe salarié peut percevoir une indemnité compensatrice de congés payés. Quelle est l'indemnisation du salarié en CSP ? Le salarié a droit au versement de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).Le salarié bénéficie d'une allocation dont le montant équivaut à 75 % du salaire journalier de référence.Cette allocation est au moins équivalent au montant de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) que le salarié aurait perçu en cas de licenciement sans CSP.Il est possible d'estimer le montant des allocations chômage en utilisant un simulateur : Service en ligne Guide des simulateurs d'allocations et aides de France Travail (anciennement Pôle emploi) Accéder au service en ligne France Travail Le CSP peut-il prendre fin avant son terme ? Le CSP prend fin avant son terme si le salarié est dans l'une des situations suivantes : Refus (sans motif légitime) d'une action de reclassement et de formation Refus à 2 reprises d'une offre raisonnable d'emploi Déclarations inexactes ou présentation de fausses attestations afin de bénéficier du CSP Reprise d'activité en CDD d'au moins 6 mois ou en CDI. Si, à la fin du CSP, le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, que perçoit-il ? Si, à la fin du CSP, le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, il peut percevoir l'allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE).L'ARE est versée sans différé d'indemnisation, ni délai d'attente.La durée de l'indemnisation est réduite du nombre de jours durant lesquels le salarié a perçu l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP). Tout replier Tout déplier Quel employeur doit proposer le CSP ? L'obligation pour l'employeur de proposer le CSP diffère selon l'effectif de l'entreprise. Toutefois, en cas de liquidation ou de redressement judiciaire de l'entreprise, le CSP est obligatoirement proposé. Entreprise de moins de 1 000 salariés Le CSP doit être proposé. Entreprise de 1 000 salariés ou plus L'entreprise ne propose pas le bénéfice du CSP.Toutefois, l'entreprise doit proposer le congé de reclassement. Entreprise en redressement ou liquidation judiciaire Le CSP doit être proposé si l'entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire. Quel salarié peut bénéficier du CSP ? Le salarié en CDI dont le licenciement économique est envisagé peut bénéficier du CSP. À quel moment le CSP est-il proposé ? Le moment de la proposition du CSP diffère en fonction du nombre de salarié licencié sur une période de 30 jours : Licenciement de moins de 10 salariés sur une période de 30 jours Le CSP est proposé au cours de l'entretien préalable au licenciement. Licenciement de plus de 10 salariés sur une période de 30 jours Le moment de la proposition du CSP diffère en fonction de l'effectif de l'entreprise : Entreprise de moins de 50 salariés Le moment de la proposition du CSP diffère selon la présence ou non d'un CSE dans l'entreprise : Entreprise avec CSE Le document d’information du CSP est remis à chaque salarié concerné, contre récépissé, à la fin de la dernière réunion de consultation des représentants élus du personnel. Entreprise sans CSE Si l'entreprise n'a pas de CSE, l'employeur remet le document d'information du CSP lors de l'entretien préalable au licenciement. Entreprise de plus de 50 salariés Dans le cadre d'un licenciement pour motif économique soumis à un PSE, l'employeur remet à chaque salarié concerné le document d'information relatif au CSP, contre récépissé, à compter du lendemain de la notification : Soit de la décision de validation de l'accord collectif portant sur le PSE par la Dreets Soit de la décision d'homologation du document unilatéral de l'employeur fixant le contenu du PSE par la Dreets. Le salarié a-t-il un délai pour accepter le CSP ? Oui, le salarié bénéficie d'un délai de réflexion de 21 jours calendaires.Le point de départ du délai de réflexion est le lendemain du jour de la remise du document d’information du CSP par l’employeur.La date de remise au salarié du document d’information et la date de fin du délai de réflexion de 21 jours après la remise de ce document d’information sont indiquées par l'employeur sur le bulletin d'acceptation du CSP.ExempleSi le document d'information est remis au salarié le 3 juillet 2026, le délai de réflexion se terminera le 24 juillet 2026 à minuit.Pendant ce délai de réflexion, le salarié peut bénéficier d'un entretien d'information réalisé par France Travail.Lors de cet entretien, il sera notamment vérifié si le salarié peut bénéficier du dispositif CSP. Le salarié est informé du montant de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP). À noterSi le licenciement concerne un salarié protégé, l'autorisation de l'inspecteur du travail est obligatoire. Le délai de 21 jours est alors prolongé jusqu'au lendemain de la date de la décision de l'inspecteur du travail communiquée à l'employeur. Que se passe-t-il si le salarié refuse le CSP ou ne répond pas dans le délai de réflexion de 21 jours ? Si le salarié refuse d'adhérer au CSP ou ne répond pas dans le délai de réflexion de 21 jours, l'employeur notifie le licenciement.Le salarié perçoit, s'il remplit les conditions, les indemnités suivantes : Indemnité de licenciement Indemnité de préavis Indemnité compensatrice de congés payés.Le salarié peut percevoir l'allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE) s'il remplit les conditions. Que se passe-t-il si le salarié accepte le CSP dans le délai de réflexion de 21 jours ? Si le salarié accepte de bénéficier du CSP dans le délai de réflexion de 21 jours, son contrat de travail est rompu d'un commun accord à la date de fin du délai de réflexion.L'employeur remet les documents de fin de contrat au salarié. À quel moment l'employeur informe le salarié du motif économique en cas d'acceptation du CSP ? L'écrit qui énonce la cause économique de la rupture doit être remis au salarié au cours de la procédure de licenciement et au plus tard au moment de l'acceptation du CSP. Le délai de réflexion de 21 jours pour accepter le CSP peut-il être raccourci ? Non, le délai de réflexion de 21 jours ne peut pas être diminué. Le salarié peut revenir sur sa décision tout au long de ce délai et ce jusqu’à la fin des 21 jours. Quelle est la durée du CSP ? La durée du CSP est de 12 mois maximum. Le salarié perçoit-il des indemnités de la part de l'employeur s'il accepte le CSP ? Oui, le salarié peut percevoir différentes indemnités de la part de l'employeur s'il accepte le CSP.Indemnité de licenciementLe salarié perçoit l'indemnité de licenciement s'il remplit les conditions d'ancienneté.Indemnité compensatrice de préavisLe salarié perçoit une indemnité compensatrice de préavis.Le montant de l'indemnité correspond à ce que le salarié aurait dû percevoir en cas de licenciement sans CSP.Indemnité compensatrice de congés payésLe salarié peut percevoir une indemnité compensatrice de congés payés. Quelle est l'indemnisation du salarié en CSP ? Le salarié a droit au versement de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).Son montant équivaut au montant de l'allocation de retour à l'emploi (ARE).Il est possible d'estimer le montant des allocations chômage en utilisant ce simulateur : Service en ligne Guide des simulateurs d'allocations et aides de France Travail (anciennement Pôle emploi) Accéder au service en ligne France Travail Le CSP peut-il prendre fin avant son terme ? Le CSP prend fin avant son terme si le salarié est dans l'une des situations suivantes : Refus (sans motif légitime) d'une action de reclassement et de formation Refus à 2 reprises d'une offre raisonnable d'emploi Déclarations inexactes ou présentation de fausses attestations afin de bénéficier du CSP Reprise d'activité en CDD d'au moins 6 mois ou en CDI. Si, à la fin du CSP, le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, que perçoit-il ? Si, à la fin du CSP, le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, il peut percevoir l'allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE).L'ARE est versée sans différé d'indemnisation, ni délai d'attente.La durée de l'indemnisation est réduite du nombre de jours durant lesquels le salarié a perçu l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP). Textes de référence Code du travail : articles L1233-65 à L1233-70 Arrêté du 6 octobre 2011 relatif à l'agrément de la convention du 19 juillet 2011 relative au contrat de sécurisation professionnelle Arrêté du 16 avril 2015 relatif à l'agrément de la convention du 26 janvier 2015 relative au contrat de sécurisation professionnelle (CSP) Arrêté du 24 décembre 2025 portant agrément de l'avenant n° 11 du 25 novembre 2025 à la convention du 26 janvier 2015 relative au contrat de sécurisation professionnelle Circulaire Unedic n°2011-36 du 9 décembre 2011 (pdf - 638.7 KB) Circulaire Unedic n°2022-04 du 28 février 2022 (pdf - 1.7 MB) Services en ligne et formulaires France Travail : services en ligne pour les employeurs (attestations employeur, etc.) Téléservice Questions ? Réponses ! Un salarié peut-il contester un licenciement économique après avoir accepté un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ? Un ressortissant européen salarié en France a-t-il les mêmes droits qu'un salarié français ? Pour en savoir plus Proposition du CSP France Travail Questions/Réponses sur le CSP France Travail Qu'est-ce que le CSP ? France Travail